Ray Lema

Ray Lema

Ray Lema

Origine : Congo rdc
Disponibilité : disponible toute la saison
Divers : nouvel album "99" mai 2011

Symphonie suédoise, voix bulgares, transe gnawa, téléfilm, théâtre, Ray Lema est le plus expérimentateur des musiciens d'origine africaine. Il faut dire que, dès sa prime jeunesse, dans son Zaïre natal (ex-Congo), il faisait ses gammes sur Bach, Beethoven ou Mozart.
Chanteur entre deux mondes, l’Afrique et l'Universalité, Ray Lema tente de faire recouvrir à la musique instrumentale la place qu'elle a perdue au sein des arts africains largement dominés parla chanson.
II réinvente les rythmes afro-ethniques dans des formes de musique classique ou de jazz à venir, à l'exemple du morceau "Souira" où une mélodie pygmée est jouée comme du Coltrane.
Révolutionnaire tranquille des cadences africaines, Ray Lema est ce chaînon indispensable entre le modernisme africain des années 70 et cette génération de musiciens afro-universalistes tels Richard Bona, LokuaKanza, Wasis Diop, Henri Dikongué ou Brice Wassi.


Biographie

Ray LEMA est né au Congo (RDC). A 11 ans, il entre au petit séminaire de Mikondo à Kinshasa avec la ferme intention de devenir prêtre. Lors des cours de musique, il dévoile très vite un don certain pour le piano. Enfant, il découvre la musique à travers Mozart, Bach et le chant grégorien qui deviennent son quotidien. Pendant des années il est accompagnateur officiel des messes à l’orgue et sa vocation religieuse se transforme vite en vocation pour la musique.

Débuts kinois
Ray quitte le séminaire et continue à jouer avec quelques groupes et orchestres. Il intègre l’orchestre de Gérard Kazembe. Sa notoriété se forge petit à petit, et en 68, le gouvernement lui demande de créer “le Baby National” dans lequel il est chef d’orchestre. Il accompagne également les stars zaïroises, dont Tabu Ley Rochereau et Joseph Kabassele. Il intègre ensuite un groupe rock très populaire, les Yss Boys. Lorsque la formation se sépare en 72, Ray part à travers son pays pendant plusieurs mois magnétophone sous le bras, approfondir ses connaissances des musiques traditionnelles. Riche de cette expérience, le gouvernement lui demande en 1974 de monter et de diriger le Ballet national du Zaïre. Devant rassembler toutes les couleurs musicales du pays, Ray Lema repart sillonner les régions en quête de musiciens, et danseurs de toutes ethnies. Il crée ainsi un ballet d’une centaine d’artistes.

Afrique-Amérique-Europe
En 1979, invité par la fondation Rockfeller, Ray Lema part aux Etats-Unis et enregistre un tout premier disque en solo, « Koteja ». En 82, Ray quitte les Etats-Unis et s’installe en France. Nouvelle adresse, nouvelle culture, nouvelle carrière. Il monte un groupe, Carma (Central Africa Rock Machine) composé de musiciens de divers horizons (Zaïre, Cameroun, Haïti, Guadeloupe). Jean-François Bizot, directeur du magazine Actuel le repère et devient son producteur pendant quelques années.
En 83 sort « Kinshasa-Washington DC-Paris », rumba-rock, funk, reggae, tradition, modernité, l’album marque le décollage d’une carrière internationale. A la même époque, il réalise un album « The Rythmatist » avec l’anglais Stewart Copeland, ex-batteur du groupe Police. L’année suivante, il rencontre Martin Meissonier, ingénieur du son et arrangeur, et de cette rencontre sort l’album « Médecine ». En 86, Lema travaille pour le cinéma et compose la bande sonore du film « Black Mic Mac » de Thomas Giloux. En 88, il monte pour un album le « Bwana Zoulou Gang », composé d’artistes français dont Charlélie Couture et son frère Tom Novembre, Jacques Higelin et Alain Bashung y figurent également les musiciens africains Willy N’for et Manu Dibango. Ray LEMA enchaîne albums , rencontres et tournées. En 89 il sort « Nangadeef », avec Courtney Pine et les Mahotella Queen comme invités. En 92, il produit Were Were Liking et sa troupe du Ki Yi M’bock Théâtre d’Abidjan. Ils écrivent ensemble l’opéra « Un Touareg s’est marié avec une pygmée ». En 92 retour au jazz avec le pianiste allemand Joachim Kühn sur l’album « Euro african suites ». La même année il rencontre le professeur Stefanov, maître de l’art vocal bulgare, et directeur artistique de l’Ensemble Pirin’, ils composent et enregistrent un album avec 23 chanteuses (14 bulgares, 6 africaines et 3 choristes) qui mélangent leurs voix et leurs cultures. Sobre retour en 94 avec le disque « Tout Partout » et en 96, l’album « Green Light » entouré de Cathy Renoir et Isabel Gonzales, Ray Lema présente un album tout en dépouillement d’où émanent une kora, une flûte pygmée, ou un accordéon. En 97 sort l’album « Stop Time » qui poursuit le travail solo entamé avec « Green Light ».
Ray Lema se lance dans l’écriture d’une pièce symphonique, « Le Rêve de la Gazelle » qui donne lieu à un album du même nom. Inspirée par la nature africaine, cette pièce musicale est interprétée pour la première fois par un orchestre suédois en février 97 et au Festival « Rock In Rio » (Rio de Janeiro) avec l ’Orchestre Symphonique Brésilien (OSB) en janvier 2001. En 2000, Ray Lema travaille avec les Tyour Gnaoua d’Essaouira, formation marocaine traditionnelle. De leur rencontre naît une création musicale qui permet la confrontation de la musique gnaoua, issue des anciens esclaves originaires des régions sub-sahariennes, et des chants congolais. La création a lieu en mai 2000 au Couvent des Cordeliers dans le cadre de l’année du Maroc. Ils sortent un album commun, « Safi » (On est d’accord) , et partent en tournée internationale pendant deux ans. La collaboration se poursuit jusqu’à aujourd’hui et Ray Lema part au Maroc enregistrer ses amis dans un studio à Marrakech en novembre 2009 dans l’idée cette fois-ci de leur produire leur album, qui devra voir le jour au printemps 2011 au Maroc.
Curieux de partager de nouvelles expériences musicales et humaines avec ses pairs, Ray LEMA continue les collaborations. Pendant deux ans et demi (2002/2004), il partage les scènes du monde entier avec son vieux complice Manu DIBANGO  où ils présentent leur concept le « Bantou Beat » , mélange du répertoire des deux artistes et de musiques traditionnelles du continent Africain. En 2005, à l’invitation du chanteur guitariste et compositeur brésilien Chico CÉSAR, une nouvelle rencontre voit le jour, celle de l’Afrique et du Brésil. Cette formation tourne sur les routes des Festivals d’été en Europe pendant l’été 2005 et continue régulièrement de se présenter au Brésil ou en Europe à chaque fois que l’opportunité et le calendrier des deux amis le permet.
Piano Solo
En 2001, Ray LEMA présente une série de concerts seul au piano en France et en Italie (Grenoble, Scènes nationales de Boulazac, Istres et Palaiseau, Cloître des Jacobins à Toulouse, Opéra de Turin et Chapelle à Bari), ces concerts donnent naissance en 2004 à l’album « Mizila». Ray LEMA continue régulièrement de se présenter seul au piano dans le monde entier.

Django d’Or
Le 13 octobre 2003, Ray LEMA reçoit des mains du président de la SACEM, un Django d’Or qui lui rend hommage pour l’ensemble de sa carrière.

Théâtre et Cinéma
Parallèlement à sa carrière scénique, Ray Lema a toujours continué de composer pour le théâtre et le cinéma. Il compose et réalise la musique des deux téléfilms de Daniel Vigne « Fatou la Malienne » et « Fatou l’Espoir » (sortie de l’album B.O en avril 2003) ainsi que la BO du film du cinéaste burkinabé Pierre Yaméogo « Moi et mon Blanc ». Il met également en musique, pour le metteur en scène Jean-Louis Martinelli, les psaumes de « Médée » dont l’adaptation est présentée au théâtre des Amandiers de Nanterre en 2003 et les scènes nationales françaises courant 2004. La pièce est reprise avec succès sur la saison 2008/2009 et continue une carrière à l’international où elle est fréquemment jouée. Ray LEMA reçoit pour cette œuvre le Grand Prix du Syndicat de la Critique comme Meilleur Compositeur de Musique de Scène pour la saison 2003/2004. En 2005, il compose et réalise pour France 3 la musique du Téléfilm de Karim Soumaïla
« Villa belle France ».
En 2010, Jean-Louis Martinelli rappelle Ray LEMA cette fois-ci pour la composition de la musique de sa nouvelle mise en scène, «Ithaque» de d’après le texte de Botho Strauss. Jean-Louis Martinelli commande des petites pièces avec une écriture symphonique qui amèneront Ray LEMA à enregistrer ses compositions sous la baguette du chef d’orchestre François-Xavier ROTH interprétées par ses musiciens de l’orchestre «Les Siècles». La pièce fait sa première le 07 janvier 2011 au Théâtre des Amandiers à Nanterre.

Le Trio
En 2006, Ray retrouve deux de ses anciens compagnons de route, Etienne MBAPPÉ et Francis LASSUS. Le fruit de cette collaboration donne lieu à un nouvel album « PARADOX » sorti fin février 2007 (Laborie - Distribution Naïve). 2007 et 2008 le trio part en tournée en Europe, Afrique, Amérique Latine, Chine et Corée. Fin 2010 Conti Bilong , le batteur d’origine camerounaise reprend les baguettes du trio qui devient 100% Afrique Centrale et reprend la route. Un nouvel album est en préparation pour 2012.

Les Orchestres Symphoniques
Dans le cadre de l’année de la France au Brésil en 2009, Ray LEMA est invité par le prestigieux Jazz Sinfônica Orchestra de São Paulo. Le Maestro João Mauricio GALINDO choisit 13 pièces parmi les œuvres de Ray LEMA qu’il arrange pour son orchestre de 90 musiciens. Ray LEMA et le Jazz Sinfonica présentent le fruit de cette collaboration en mai 2009 lors de deux concerts à São Paulo. Les concerts sont filmés et enregistrés et l’expérience est tellement concluante que le Jazz Sinfônica rappelle Ray LEMA pour un nouveau concert en janvier 2010 pour l’anniversaire de la ville de São Paulo, puis l’invite encore en juillet 2010 au Festival classique de Campos do Jordão. Ray LEMA et le Maestro João Mauricio GALINDO poursuivent leur collaboration et préparent de nouvelles créations symphoniques. Les concerts enregistrés et filmés en mai 2009 sortiront en CD/DVD à l’automne 2011.

Le Saka Saka Orchestra
Au printemps 2009 Ray LEMA remonte une grosse formation qu’il baptise le «Saka Saka Orchestra». Avec une section de cuivres, guitare, basse électrique, batterie et deux choristes congolais, Ray LEMA reprend les claviers pour des concerts populaires. Répertoire alliant les rythmes des rumbas congolaises au rock pygmées en passant les rythmes traditionnels du Congo et de l’Afrique Centrale. Le groupe effectue quelques concerts parmi lesquels, le Festival de Montreux, le Festival Panafricain d’Alger, les Scènes ouvertes de La Villette (Paris) en juillet 2010,... En août et septembre 2010 le groupe rentre en studio et enregistre l’album «99» qui sort le 09 mai 2011.

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