Accueil Saison 2017/18 Sylvain Rifflet
Sylvain Rifflet

Sylvain Rifflet

Sylvain Rifflet

   

"Sylvain Rifflet, le mécanicien du tempo" France Musique
"Une musique totalement hypnotique" Europe 1
"Une oeuvre impressionnante, à arpenter infiniment" Les Inrocks
"Déroutant et hypnotique" L'Alsace
"Un album moderne, déroutant et passionnant" TSF Jazz
"Un des plus beaux disques entendus récemment" Jazz Magazine
"Fantastique Sylvain Rifflet" La Croix
"Etrange et fabuleux" Midi Libre
"Un des plus beaux disques de la rentrée. Une ode au souffle inventif, à la mélodie en barre et aux répétitions fertiles." Jazz News
"Depuis plus de 10 ans, le garçon privillégie une belle ouverture d'esprit dont Mechanics serait en quelque sorte le parachèvement...Parmi les offres les plus attrayantes de la bande-son automnale" Libération

PROJETS:

Mechanics
RƎFOCUS
Sylvain Rifflet Acous_Matic
Sylvain Rifflet "Perpetual Motion – A celebration of Moondog" 
duo Sylvain Rifflet & Joce Mienniel
Le Bal Perdu de l'ensemble Art Sonic


Biographie

Saxophoniste et compositeur ouvert sur le monde, Sylvain Rifflet capture la pulsation de notre époque. Avec son quartet, il est l'architecte d'une musique innovante et envoûtante, où la modernité de son jazz jongle avec les volutes du minimalisme new-yorkais. 

 Depuis quelques années le monde de la musique tend une oreille curieuse du côté de Sylvain Rifflet, se laissant surprendre pour ses collaborations, ses projets inventifs et ses créations fascinantes. « Méchanics » qui sort en cette fin d'été devrait culminer parmi les plus belles sorties discographiques de la rentrée.

Mechanics ...

La poèsie et la littérature de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle décrivirent le plus souvent le monde industriel et ses machines comme des ennemis de l'art. Une autre littérature plus aimable, et ne pouvant se satisfaire de cette deshumanisation, les pensèrent alors intimement voués à l'homme comme chez Zola ou Pasolini. Puis la science fiction imagina un monde futuriste inspiré des artistes et écrivains tels Jules Verne ou H. G. Wells. La machinerie dévoile alors son âme.

Il n'est donc pas anodin que Sylvain Rifflet ait choisi d'illustrer son album Méchanics d'un dessin de François Schuiten, écrivain et dessinateur rétro-futuriste, amoureux des ciels saturés d'engins volants et sphériques, des mondes conçus comme un voyage imaginé assez loin du temps et inspirés des saveurs du début de la science-fiction.

Un capharnaüm métallique d'anneaux astronomiques où le personnage en manteau rouge - héros volontairement vintage d'un monde à naître - illustre une galaxie musicale faite d'instruments de bois, de métaux, de boites à musique, d'objets « faits-maison » et évoque les « petits mécanismes » bien huilés, les constructions complexe et le désordre savamment organisé où rôde Maurits Cornelis Escher et ses constructions impossibles. Ici la musique est conçue comme une utopie, une vision métaphorique d'un futur imaginé, où l'univers est fantasmé, onirique ou visionnaire, comme pour réinventer un jazz tendance Lukas Vojir.

Sylvain Rifflet a construit la musique de cet album autour de ses influences, on peut citer pèle-mêle, Steve Reich, Moondog, Philip Glass ou Terry Riley mais aussi autour du son hybride de ses compagnons de route à l'instrumentation singulière : les percussions de Benjamin Flament mélangées à la kalimba ou à la flûte de Joce Mienniel soutenues par la guitare électrique de Philippe Gordiani tissant ici et là des ambiances tantôt oniriques et déconcertantes, tantôt plus rock et ciselées, des illusions sonores singulières sur lesquelles le saxophoniste et clarinettiste pose son timbre si personnel se faisant tantôt lyrique, tantôt rythmique ou percussif.

Mechanics se place à la fois dans la continuité du premier album du groupe mais aussi dans la droite ligne de son travail autour de la musique de Moondog (Perpetual Motion - Jazz Village - 2014). Reprise d'ailleurs de 2 west 46st et de Elf Dance deux compositions du "Viking de la 6ème Avenue" arrangées pour ce projet. L'album contient essentiellement des compositions de Sylvain Rifflet, une nouvelle version du titre Electronic Fire Gun re-baptisé ici Engouh Fucking Guitar, une reprise du Tout dit de la chanteuse Camille et une improvisation collective du groupe.

Les compagnons donc...

Joce Mienniel porte les mélodies en parfaite combinaison avec Sylvain Rifflet. A la fois fin mélodiste au phrasé élégant mais aussi capable de produire des sons singuliers et d'apporter des éléments rythmiques à base de souffles, de bruits de clé ou de techniques étendues, c'est un expert et compagnon cher des phases de création.

Philippe Gordiani au son de guitare plein, aux riffs épais et boucles ondulantes, pouvant être rock ou bruitiste aussi bien qu'"ambiant" est un musicien éclectique, électro-acoustique aussi bien qu'improvisateur total. Il forme avec Benjamin Flament une force de proposition indispensable à la mise en place de la section rythmique. Compositeur pour la scène (théâtre et danse), il possède une très bonne conscience de ce que doit être la répartition du spectre sonore dans un groupe tel que celui-ci (sans basse).

Benjamin Flament, percussionniste hors pair, à la fois inventeur d'instruments métalliques, improvisateur chevronné et accompagnateur impliqué, c'est le créateur de l'environnement sonore du groupe par sa résonnance si spécifique à la fois garage ou industrielle et l'apport des éléments rythmiques et mélodiques.

Sylvain Rifflet, en orfèvre d'une machine rock/jazz et loin d'un monde industriel bruyant, déroule ce combo électro/acoustique en maître orfèvre d'une mécanique rayonnante de mesures exactes, de forces entre-croisées. Des vagues sonores addictives échouées dans une époque sans époque « où tous les contraires seraient harmonieusement possibles ».

 

Audio

Projets

Mechanics
Sylvain Rifflet (saxophone) - Joce Mienniel ou Sylvaine Helary (flûte) - Phil Gordiani (guitare) - Benjamin Flament (percussions) ou Nicolas Larmignat (batterie)

Galerie

Sylvain Rifflet
CréditsAgence Oui