Louise Jallu "Jeu"
Origine : France
Louise Jallu figure majuscule au bandonéon. Jazz, classique, contemporain, chanson, Louise Jallu fait volontiers valser les étiquettes par une écriture esthète, sans jamais rompre tout à fait le fil narratif qui la relie à l’esprit du fondamental tango.
Line-up
Louise Jallu - bandonéon, Karsten Hochapfel - guitare, Grégoire Letouvet - piano, fender rhodes, Alexandre Perrot - contrebasse
Artistes
À propos
Après deux premiers albums consacrés au tango, la bandonéoniste Louise Jallu joue désormais avec Schumann, Schönberg, Bach, Ravel mais aussi Georges Brassens sur son dernier album 'Jeu'.
Comme elle l’avait fait avec Piazzolla, dans son dernier album 'Jeu' Louise Jallu et son bandonéon s’attaquent sans complexe à des grands noms, du classique (Schumann, Berg), au jazz, en passant par des références plus populaires (Boléro de Ravel, Brassens)…
Les arrangements si personnels de Louise, sonnent comme des compositions populaires.
Il y a de la rage et de la profondeur dans sa musique, de la plainte et de l’espoir, de la force et de la tendresse.
Un clair-obscur entre veine populaire et legs patrimoniaux.
Une interprétation dont la racine est autant intuitive que savante.
Une liberté revendiquée s’affranchissant des figures tutélaires pour proposer une tout autre modernité et nous amener, ... ailleurs !
Une musique qui traverse les styles, les frontières et les générations d’ici et d’ailleurs.
Depuis le succès de ses deux premières créations Francesita (2019) et Piazzolla Nuevo (2021), saluées et de nombreuses fois récompensées, la jeune bandonéoniste Louise Jallu, 29 ans, est aujourd’hui reconnue comme une artiste interprète et compositrice à la vision musicale éclairée, dont les projets futurs sont depuis très attendus.
Avec ces deux projets elle a foulé les scènes reconnues tant dans le classique, le jazz que la musique contemporaine (Philharmonie de Paris, Jazz in Marciac, Scène nationale La Filature, Abbaye de Noirlac…)
Après avoir modernisé le tango, c’était une évidence, l'exploration et l’explosion plus profonde des styles et courants musicaux modernes devait être au cœur de son nouveau projet : JEU.
C’est en résidence à la Villa Médicis à Rome que sa dramaturgie sonore et modale s’est résolument ouverte.
Le point de départ n’était plus ici un répertoire, une esthétique, ou une thématique mais bien son besoin de s’écrire au présent et de se conjuguer au pluriel.
Dès lors, chaque composition nait d’une envie, d’un fil qu’elle tire en se concentrant non pas dans une direction mais sur la vibration et les textures.
Une intelligence d’écriture déconcertante qui s’enrichie et s’incarne au plateau, nourrie par ses lectures, ses rencontres, qu'elles soient émotionnelles ou intellectuelles… Comme une toile tissée de sensations qui offre sur scène une expérience définitivement organique, sans quitter pour autant la rigueur et l’exigence de ses origines.
À la manière d’un joailler, Louise Jallu décompose l’ancien, choisit ses matériaux avec précision, les assemble avec finesse, les confronte avec élégance et puissance.
Le dialogue virtuose et malicieux entre les différents instruments, déborde de poésie, de force et d’imagination.
Un piano aux sonorités classiques, une contrebasse qui gronde son côté jazzy, une guitare électrique qui frotte avec le rock et une batterie qui flirte avec les musiques actuelles emmenés par le bandonéon qui lie et délie ingénieusement le tout. C’est bien là que réside la force de Louise Jallu, savoir bien s’entourer pour nous offrir une musique qui dépasse les frontières.
À chaque morceau un nouveau paysage, une nouvelle écoute est suscitée, comme une invitation à interpeller, émouvoir et surprendre sur le vif.