Louise Jallu
Origine : France
Bandonéoniste virtuose, compositrice, Louise Jallu fait partie de ces musicien.ne.s qui transcendent les frontières.
Line-up
Louise Jallu - bandonéon, Karsten Hochapfel - guitare, Grégoire Letouvet - piano, fender rhodes, Alexandre Perrot - contrebasse
Actualités
nouvel album Jeu
Distinctions
À propos
Comme elle l’avait fait avec Piazzolla, dans son nouvel album 'Jeu' Louise Jallu et son bandonéon s’attaquent sans complexe à des grands noms, du classique (Schumann, Berg), au jazz, en passant par des références plus populaires (Boléro de Ravel, Brassens)…Un piano aux sonorités classiques, une contrebasse qui gronde son côté jazzy, une guitare électrique qui frotte avec le rock et une batterie qui flirte avec les musiques actuelles emmenés par le bandonéon qui lie et délie ingénieusement le tout. Les arrangements si personnels de Louise, sonnent comme des compositions populaires, Un jeu de cache-cache musical, une musique qui s'affranchie avec fougue et liberté des styles et des codes.
3 programmes:
- autour de l'album 'Jeu'
- autour de l'album 'Piazzolla'
- autour de l'album 'Tanz' sortie prévue à l'automne 2026.
Nommée aux Victoires du Jazz 2021, catégorie Révélation (PRIX FRANK TÉNOT)
Lauréate de la Fondation Jean-Luc Lagardère 2019, catégorie jazz & musique classique
Résidente À LA VILLA MEDICIS en janvier 2022
Il faut la voir se pencher en silence sur le soufflet de son bandonéon comme sur les pages d’un livre Pop-up, grand ouvert entre deux rabats aux allures de clavier… Celui de l’enfant émerveillée et celui de l’artiste en quête de transgression. La musicienne semble embrasser du regard le parcours miniature d’une vie dont chaque pli cartonné représenterait une étape mémorable. La découverte du bandonéon avec sa grande sœur dans une famille de mélomanes où le piano de Thelonious Monk croise celui de Béla Bartok. L’apprentissage du « bando », dès l’âge de cinq ans, au Conservatoire de Gennevilliers, ville natale de la fillette, dans une classe où professent des solistes venus du monde entier (César Stroscio et Juan José Mosalini). L’analyse et l’écriture sous la férule du compositeur Bernard Cavanna, directeur de l’établissement non conformiste. Les distinctions (2nd Prix du concours international de Klingenthal et Diplôme d’Etudes Musicales, juste avant et peu après avoir fêté ses 17 ans, Lauréate de la Fondation Lagardère catégorie Musique Classique & Jazz en 2019, Résidente à la Villa Médicis – Académie de France à Rome en janvier 2022) et les créations, de divers ensembles (dont notamment le Louise Jallu Quartet), d’œuvres (Jacques Rebotier, Bernard Cavanna – plus d’un opus -, Klaus Peter Werani …) et d’albums (Francesita, Piazzolla 2021, Jeu).
Il faut la voir extirper de sa boîte de Pandore plissée et boutonnée, des énergies musicales puisées aux sources populaires (la chanteuse grecque Katerina Fotinaki, son homologue d’origine italienne, Sanseverino) ou avant-gardistes (György Ligeti, Karlheinz Stockhausen), argentines émancipées (d’Astor Piazzolla à Gustavo Beytelmann ou encore Tomás Gubitsch) ou cataloguées jazz faute de mieux (Claude Barthelemy, Médéric Collignon, Claude Tchamitchian, Michel Portal) pour dynamiser bien des genres, pas seulement celui du tango, dans une perspective aventureuse sinon expérimentale.
Il faut enfin la voir comme un modèle pour les générations à venir. Un modèle à bien écouter pour ne pas l’imiter, pour ne pas se limiter. Un modèle qui ne saurait faire école et qui pourtant enseigne, au Conservatoire de Gennevilliers, bien évidemment. Le bandonéon dans la liberté, et vice-versa.
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Line-up : Louise Jallu - bandonéon, Karsten Hochapfel - guitare, Grégoire Letouvet - piano, fender rhodes, Alexandre Perrot - contrebasse
Après deux premiers albums consacrés au tango, la bandonéoniste Louise Jallu joue désormais avec Schumann, Schönberg, Bach, Ravel mais aussi Georges Brassens sur son dernier album 'Jeu'.
Comme elle l’avait fait avec Piazzolla, dans son dernier album 'Jeu' Louise Jallu et son bandonéon s’attaquent sans complexe à des grands noms, du classique (Schumann, Berg), au jazz, en passant par des références plus populaires (Boléro de Ravel, Brassens)…
Les arrangements si personnels de Louise, sonnent comme des compositions populaires.
Il y a de la rage et de la profondeur dans sa musique, de la plainte et de l’espoir, de la force et de la tendresse.
Un clair-obscur entre veine populaire et legs patrimoniaux.
Une interprétation dont la racine est autant intuitive que savante.
Une liberté revendiquée s’affranchissant des figures tutélaires pour proposer une tout autre modernité et nous amener, ... ailleurs !
Une musique qui traverse les styles, les frontières et les générations d’ici et d’ailleurs.
Line-up : Louise Jallu - bandonéon, Karsten Hochapfel - guitare, Grégoire Letouvet - piano, fender rhodes, Alexandre Perrot - contrebasse
Louise Jallu n’a pas pour ambition de restituer à la lettre la musique d’Astor Piazzolla (1921-1992) mais plutôt d’en conserver l’esprit pour en faire le point de départ d’explorations aussi audacieuses qu’irréductibles à un genre (tango, jazz, contemporain). La nuance se perçoit dès la présentation de l’ensemble instrumental. Le maître argentin avait un quintette, la jeune Française se produit en quatuor. Le jeu du bandonéon les distingue également. Quand le tigre Piazzolla fait rugir son soufflet, la panthère Jallu se contente de le laisser respirer, en douceur (Soledad) ou avec volupté (Tanguedia). Loin de se limiter à un simple arrangement, le travail sur les partitions – collaboration de la bandonéoniste avec le compositeur Bernard Cavanna – témoigne d’une authentique création. Les extensions sont multiples et d’une richesse inattendue. Par exemple, pour le célébrissime Libertango dans lequel le piano de l’alchimiste Gustavo Beytelmann rejoint la sirène d’un Edgard Varèse ou quand un autre tube, Oblivion (avec la trompette mutante de Médéric Collignon), se conclut par une polyphonie de boîtes à musique. La révolution engagée par Astor Piazzolla l’avait conduit au Tango Nuevo, celle opérée par Louise Jallu aboutit à du Piazzolla Nuevo. Pierre Gervasoni Le Monde
Line-up : Louise Jallu - bandonéon + Fiona Mato - piano + quatuor à cordes
Ce qu'il y a de mag(nif)ique avec Louise Jallu, c'est que l'on ne se pose pas la question de savoir si elle fait partie de la grande famille sans cesse recomposée du jazz, elle transcende tous les genres et enthousiasme les publics, jeune, mature, mélomane, porte sa musique ou celle des autres bien revisitée à sa manière, des plus petites aux plus grandes salles, dans les plus enviés festivals, toujours avec ce charisme, sa fougue, et son bandonéon dont elle repousse les limites.
Rêvée depuis des années, sans trop savoir comment l'aborder, elle ose enfin et vient aujourd'hui partager son répertoire sur scène avec des artistes venus d'autres contrées, la musique classique ! qu'elle poussera aussi vers d'autres insoupçonnés horizons, pour notre plus grand plaisir.
Nouvel album à paraître à l'automne 2026.