FUR

Origine : France - Belgique

C’est Jazz. Mais ça sent la Pop aussi, par l’abondance de mélodies simples qui donnent le ton à l’harmonie. Vous en voulez encore? Vous allez vous régaler avec ses fusions improbables de style et de genre.

Line-up

Hélène DURET / Clarinettes Benjamin SAUZEREAU / Guitare Maxime ROUAYROUX / Batterie

Artistes

FUR

À propos

L’exploration de paysages sonores aux largeurs inattendues se fait à l’envie. Le cheminement se cultive à trois et l’improvisation en renouvelle toujours le tracé. Ce trio sait très bien ce qu’il va vous raconter mais il ne sait pas encore comment il va vous le dire, il le découvre avec vous, au fur et à mesure.

Le trio signe avec cet album un jeu de rupture permanent qui rend la musique insaisissable dans sa forme. C’est Jazz. Mais ça sent la Pop aussi, par l’abondance de mélodies simples qui donnent le ton à l’harmonie. Vous en voulez encore? Vous allez vous régaler avec ses fusions improbables de style et de genre. Tout au long, langage écrit et langage improvisé s’allient ou se font des croches-pattes. Cette construction par la rupture est amenée de mille manières.

Dans cet album, les 3 musiciens hypnotiseurs se passent souvent des motifs répétitifs obsessionnels qu’ils court-circuitent en permanence. Cet effet de cut-up, que l’on retrouve sur beaucoup de morceaux, rendent la musique psychédélique. Les lois qui régissent les enchaînements musicaux appartiennent plus au monde du rêve qu’à une logique rationnelle. Ça fait des bonds, ça saute, les fils du son sont rompus ou déviés de leurs intentions premières. 

La Noise vient parfois rompre la ligne pour nous plonger dans le timbre. L’émotion glisse le long de la sensation. L’abstrait s’immisce à l’intérieur de riffs mélodiques. Des dialogues en contrepoint, des collages d’énergies opposées qui glissent dans des moments suspendus par des arpèges effleurés par les doigts rapides du guitariste, tandis que la clarinette pleure et laisse entendre le bruit humide de ses muqueuses. La batterie, elle, fait chavirer le groove jusqu’à brouiller et anéantir les repères de pulsations. L’espace règne et laisse entrevoir une nuit sombre et soyeuse. Jeanne SUSIN

«FUR est joueur, car la vie c’est comme ça, rien n’est stable. Et pour rester vivant, il s’agit de rebondir, d’une situation à une autre, d’une ballade à un ostinato oppressant, d’un drone à une mélodie errante. Ils composent ensemble de la fourrure musicale à l’aide d’un fauve qui griffe, qui protège, qui traque avec ses mélodies à bascule bruitiste.»

Médiathèque