André Minvielle
Origine : France
À propos
Il est né en 1957 à Pau. Il suit une formation en micro‐mécanique pour devenir horloger. Mais dès la fin des années 1970, il sait que sa vie sera consacrée à la musique. Bals populaires d’abord, comme chanteur « sec », il fait l’apprentissage de la scène avec une multitude d’orchestres dans toutes les villes et villages de France, il chante avec plusieurs petites formations pour clubs, café-concert, boites de jazz, night-clubs.
L’oralité comme apprentissage. Apprendre à s’improviser.
Il suit parallèlement à ses activités, des cours de chant classique et de percussions au conservatoire de Pau jusqu’au diplôme de fins d’études.
Comme par cheminement, électif au début des années 80, il assiste à un concert/performance jazz intitulé « le bonheur » par la Cie Lubat au théâtre de l’Est parisien. En 1985, il intègre la Cie de Bernard Lubat, initiateur/ créateur du festival d’Uzeste musical. En 1989, il fonde avec Laure Duthilleul, Patrick Auzier, Bernard Lubat la collégiale de direction SCOPA Cie Lubat d’Uzeste musical.
Avec la collégiale, il organise les premières Hestejadas de las Arts, où il rencontre et joue avec des poètes, conteurs, comédiens, musiciens, dont Eddy Louis, Michel Portal, Daniel Humair, Louis Sclavis, Marc Perrone, Claude Nougaro, Jon Hendricks et commence sa réflexion sur l'oralité et la musicalité des langues.
En 1989 pour le bicentenaire de la Révolution, il crée à Bordeaux la Chorale des Sans‐culottes, au sein de la Compagnie Bernard Lubat. Puis il fonde et dirige le quintet vocal Polyritmic Choral Rag. Avec la même compagnie, il codirige la création du Spectacle pour 1000 voix Universalis vocalis. En 1990, il se fait remarquer grâce à « La Flambée montalbanaise », un « scat musette » présent sur la compilation Paris Musette. En 1994, il confirme ses talents de scat man atypique sur l'album Scat Rap Jazzcogne de la Compagnie Lubat. En 1997, son premier disque solo Canto ! reçoit un accueil très favorable de la presse, notamment du chroniqueur Francis Marmande du journal Le Monde. Les titres La valse à Hum et Esperanza l’Aranesa marquent les esprits.
En 2004, André Minvielle créé l'association Les Chaudrons pour coordonner son travail de collectage des accents de la francophonie et le nourrir par l'organisation des résidences Suivez L'accent. En parallèle, il signe la même année un opus expérimental : L'ABCD'erre de la vocalchimie. En octobre 2007 sort son troisième album solo La vie d'ici bas, qui lui vaut les louanges de la critique. En 2008, il reçoit le prix de l'Artiste vocal de l'année aux Victoires du jazz. La même année, il est promu « chevalier des arts et des lettres » par le Ministère de la Culture. L’année suivante, suite à son prix de jazz on lui propose de sortir un opus en hommage au grand vocaliste de jazz noir américain Jon Hendricks : « Follow Jon… if you can ». En 2011, il produit sur son label « La Complexe Articole de Déterritorialisation » créé en 2004, le CD « Tandem » en duo avec l’accordéoniste Lionel Suarez.
Puis, viennent ces participations en tant que chanteur aux hommages à Boby Lapointe : « La Fête à Bobby » avec l’orchestre Danzas du pianiste compositeur Jean-Marie Machado, « Nougaro » un hommage au chanteur toulousain avec Babx et Thomas de Pourquery, « Prévert parade » la prose en chantant, du poète Jacques avec le quintet de jazz rouennais « Papanosh ». Viennent ensuite un CD de compositions personnelles sorties sur son label la C.A.D. « 1 Time » puis « Ti’bal Tribal » trio de musique de danse avec Juliette Minvielle au piano et Fernand « Nino » Ferrer à la basse et tous leurs invités. Suite à la crise du covid, il fait l’acquisition d’une grange et d’un lopin de terre voisins « Larticole » dans un bourg entre Pau et Lourdes. Nay. Il créé à partir d’un outil musical et projectionniste qu’il a fait fabriquer, « La main-vielle à roue » une série d’ateliers de créations publiques « N’autre Histoire ». Avec Marina Jolivet « magnétiseuse de frigo » et Bernard Semerjian « cinéaste public nayais ».
C’est à ce moment là qu’il fait la connaissance à Uzeste, lors d’une Hestejada de las arts des « Mutins de pangée » Coopérative audiovisuelle et cinématographique de production, d’édition et de distribution, avec Olivier Azam et Laure Guillot.
Pendant 5 années de 2018 à 2023 ils réalisent ensemble des captations de toutes les variations publiques autour de la « main-vielle à roue ». En septembre 2024, en co-production association « Les Chaudrons »/ coopérative « Mutins de pangée » sort en librairie le livre bleu 2DVD « HOP ! À choper sans achopper ». Dans le même temps, il sort sur son label C.A.D., un CD hommage à Charles Trenet produit par Guillaume de Chassy piano « Trénet en passant » avec Géraldine Laurent au saxophone.
Projets associés
Line-up : André Minvielle : voix, batterie Juliette Minvielle : clavier, voix Fernand « Nino » Ferrer : basse Christophe Monniot : saxophones
Ti’bal tribal c’est le bal de tous les accents.
Du rhizome en dansant, en veux-tu en voilà.
En langues d’ici ou de là-bas.
Œcuménique et créatif, il vous tape l’enfant d’là bal,
Vous joue la valse des étiquettes en "huit et demi" de Rota,
Une cumbia Mingusienne de berbère les fagots,
Un tcha de la tchatche de sézigue,
Un fandingo en trio de Janeiro.
Et "gens passent" !
On mixe. C’est joyeux, ludique, érotique.
C’est de vous que nous apprenons à faire danser la vie.
Seule à seul ou en couple
En cercle circassien,
En ronde instantanée,
En petits moments de liberté.
De la tête aux pieds.
André Minvielle
Line-up : André Minvielle: chant, percussions électriques / Juliette Minvielle: chant, clavier, tambourin à cordes / Rita Macedo: chant, accordéon, percussions
Trois voix s’unissent pour chanter la langue d’Òc au féminin du pluriel. Trois artistes pratiquant le seul en scène, s’invitent autour d’un répertoire choisi. Puis, à partir des chants de trobairitz (les femmes troubadours), et de textes médiévaux, nous irons au plus près du verbe « trobar ».
« Trobar », c’est trouver en occitan. Trouver le temps de créoliser nos aspirations dans un aller-retour Brésil- Occitanie, depuis les temps médiévaux jusqu’à nos jours, dans l’expérience du chant de chacune et de chacun, que ce soit par le truchement du texte ou celui de l’improvisation. Rita Macedo et Juliette Minvielle apportent leurs collectages de textes, mais aussi leur « trobar ». Tout comme André Minvielle sa voc’alchimie. Chacune et chacun son histoire, son aller venir.
Line-up : Lionel Suarez - accordéon, André Minvielle - chant, percussions, électronique
André Minvielle chante. Il scande. Il rappe. Il est « vocalchimiste ». Lionel Suarez est accordéoniste. Il passe de la chanson au jazz et du jazz à la chanson, il est caméléon. Originaire de Gascogne, Minvielle bouscule les langues et les sonorités : du blues au patois, son jazz valse, virevolte et s'encanaille. Il trouve en Suarez un alter ego, virtuose de la valse, jazzman subtil et rythmicien hors pair. A eux deux, ils nous emportent dans un voyage poétique où la voix est instrument et l'instrument est orchestre. Quand Minvielle rencontre Suarez, c'est du grand art.